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Thèses et Mémoire de l'Université de Strasbourg

Essays on the Determinants of Growth Rates Differences Among Economies: Bringing Together Evolutionary and Post-Keynesien Growth Theories

LORENTZ, André (2005) Essays on the Determinants of Growth Rates Differences Among Economies: Bringing Together Evolutionary and Post-Keynesien Growth Theories. Thèses de doctorat, Université Louis Pasteur.

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Résumé

Les facteurs expliquant la persistance de différences de taux de croissance entre économies est un sujet de recherche récurrent en sciences économiques, comme le montre le développement récent des “ Nouvelles Théories de la Croissance ” (NTC). Ce développement a eu pour conséquence d’éclipser des pans entiers de la littérature proposant des alternatives intéressantes dans la compréhension des facteurs de divergence entre économies ou régions. Dans la lignée des travaux de J.A. Schumpeter, l’approche évolutionniste constitue l’une de ces alternatives. Elle développe une analyse du processus de croissance économique centrée sur le changement technologique. Les moteurs de la croissance s’y trouvent dans l’émergence et la diffusion de chocs technologiques, imprévisibles, par nature, à la fois en termes d’intensité et de fréquence. L’origine de ces chocs étant d’ordre micro-économique, les facteurs expliquant les différences de taux de croissance entre économies résident alors dans la capacité des économies à générer ou adopter ces changements technologiques. Une question se pose alors : Les seuls aspects technologiques peuvent-ils expliquer ces différences ? L’approche post-keynesienne offre une seconde alternative au NTC. Si le changement technique y joue également un rôle central, ce dernier s’intègre dans une représentation plus complexe du processus de croissance, présentant ainsi une vision certainement plus subtile. Pour Kaldor (1966) la croissance économique est soutenue par un ensemble de mécanismes cumulatifs. Il parle alors de “ croissance cumulative ”. La croissance est ainsi tirée par la demande agrégée, elle même tirée par sa composante extérieure via un multiplicateur. La demande extérieure est fonction des revenus étrangers mais surtout de la compétitivité de l’économie domestique, cette dernière dépendant de son avancement technologique. Ainsi le changement technique, lié à l’existence de rendements croissants, affecte la croissance au travers de la demande agrégée. Ces rendements croissants lient le changement technique à la croissance économique et donc à la demande agrégée. La combinaison de ces deux facteurs constitue le coeur de cette “ croissance cumulative ”. Il existe de ce fait un ensemble de retours macro-économiques affectant le changement technique et donc la croissance. Ces derniers constituent une part importante des facteurs expliquant les différences en terme de taux de croissance des économies. Nous cherchons, au travers de cette thèse, à construire un cadre d’analyse basé sur les éléments proposés dans ces deux approches théoriques. Nous nous attachons, dans une première partie à mettre en évidence le caractère complémentaire de ces deux approches, facilitant de ce fait leur rapprochement. Ainsi, l’approche kaldorienne permet une représentation plus complète du cadre macro-économique, capturant ainsi certains effets des dynamiques macro-économiques sur le changement technique, approche que ne permet pas l’analyse schumpeterienne. Pour autant, l’analyse schumpeterienne apporte une compréhension microéconomique du processus de changement technologique, manquant à l’approche kaldorienne. C’est donc le rapprochement de ces deux approches qui permet une représentation plus complète du processus de croissance. De plus, ce rapprochement est facilité par l’existence de certains points de convergence. En effet, post-keynesiens et schumpeteriens s’accordent sur l’importance du changement technique. Ils s’entendent également sur le fait que ce dernier est lié à l’existence ou l’émergence de rendements croissants. Les deux courants se différencient dans la représentation formelle de ces rendements croissants. D’un côté, la “ croissance cumulative ” se base sur une représentation macro-économique agrégée, liant le taux de croissance de la productivité à celui du PIB. Cette relation est connue sous le nom de Loi de Kaldor-Verdoorn. Les schumpeteriens, de leur côté, considèrent ces rendements croissants comme émergeant des processus microéconomiques liés à l’apparition et à la diffusion de chocs technologiques. Les rendements sont alors par nature dynamiques. L’existence de rendements croissants et une vision intrinsèquement dynamique des mécanismes économiques font que chacun de ces courants de pensée tend à rejeter l’analyse traditionnelle en termes d’équilibres. Le présent travail cherche à rester en phase avec cette vision, proposant une approche du processus de croissance “ hors de l’équilibre ”.

Type d'EPrint:Thèse de doctorat
Sujets:UNERA Classification UNERA > ACT Domaine d'activité UNERA > ACT-19 Gestion, comptabilité, management des entreprises
UNERA Classification UNERA > DISC Discipline UNERA > DISC-10 Economie, gestion, management, marketing
CL Classification > DDC Dewey Decimal Classification > 300 Sciences sociales > 330 Économie > 339 Macroéconomie et sujets connexes
Classification Thèses Unistra > Droit, économie, gestion et science politique > Sciences économiques et de gestion > 330 Économie > 339 Macroéconomie et sujets connexes

CL Classification > DDC Dewey Decimal Classification > 300 Sciences sociales > 330 Économie > 338 Production
Classification Thèses Unistra > Droit, économie, gestion et science politique > Sciences économiques et de gestion > 330 Économie > 338 Production
Code ID:1027
Déposé le :10 Janvier 2006

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